Une idée de génie

En 1968, Louis dit « Loulou » Violet, laborantin en raffinerie et génial inventeur, fabrique sa première pince à linge en découpant un tambour de machine à laver en acier inoxydable. L’objet est façonné à la main avec une pince à bout rond.

Aidé par un ingénieur de la société Ugine, connue pour ses aciers spéciaux, Louis sélectionne le matériau le plus adapté et peaufine son procédé de fabrication, inégalé à ce jour.

Pincinox, la pince à linge en acier inoxydable et incassable est née !
Le brevet est déposé.

Pincinox, une histoire de famille

C’est une période d’euphorie : 
tout reste à construire,
mais Pincinox n’a pas de frontières !

Avec son fils Alain, Louis Violet fait les trois-huit dans des raffineries près de l’étang de Berre (Bouches-du-Rhône). Sur leur temps libre, les deux hommes développent la marque Pincinox et lancent une production artisanale chez eux à Vitrolles.

Les premières années, ne disposant pas encore de leurs propres machines, ils se rendent à Marseille une fois par semaine pour fabriquer les pinces chez un outilleur. À cette époque, chaque pince nécessite huit manipulations. Aujourd’hui, il n’en faut plus que trois. Touche-à-tout et très bricoleur, Louis conçoit progressivement ses propres outils et installe ses machines dans son atelier.

Quand il n’est pas à l’atelier, Loulou enfile régulièrement son costume de vendeur-représentant. Accompagné de son épouse, Jeannine, il démarche quincailleries et entreprises de la région, arborant fièrement ses pinces à linge cousues sur une plaquette en carton rose fluorescent.

Pincinox à la conquête du monde !

La Blanche Porte, célèbre entreprise de vente par correspondance, devient son premier client et compte aujourd’hui toujours parmi ses fidèles.

En 1992, Alain et son épouse Josiane, reprennent les rennes de l’entreprise, mais Louis n’est jamais loin, lui qui aime tant l’ambiance de l’atelier.
Pincinox prend de l’ampleur et se développe en France et à l’international avec des revendeurs en Europe, aux États-Unis et en Australie.

En 2001, l’entreprise vend près de 2 millions de pinces et compte
7 salariés, installés dans l’atelier historique.

Au milieu des années 2000, l’entreprise pâtit de la concurrence déloyale d’une pâle copie manu-facturée en Chine. Au contraire de Pincinox qui est inoxydable et incassable, cette contrefaçon casse et rouille. Elle oblige néanmoins l’entreprise familiale à réduire la voilure.

En dépit de cette épreuve, Pincinox bénéficie de la confiance renouvelée de nombre de ses clients et parvient à en toucher de nouveaux à une époque où l’on aspire à un mode de vie plus durable et une façon de consommer plus respectueuse.

Annonce presse parue dans Télé Journal - Octobre 1987

Pincinox est belle et bien vivante et inoxydable !

Loulou Violet s’éteint en 2015, mais grâce à ses enfants, l’histoire de Pincinox se poursuit et le savoir-faire français continue à se diffuser à travers le monde !